Andrea Modica
As we wait


La base du travail d’Andrea Modica est l’amour sensuel qui va de pair avec l’obscurité omniprésente, tant et si bien qu’ils peuvent colorer vos rêves.

Le travail n’est pas désespéré, mais à bout de souffle, comme s’il y avait de la gaze atmosphérique placée sur le larynx afin que la respiration soit adoucie, en silence pour marcher sur la corde raide entre la vie exaltée et la mort suffocante. 
Vous ne pourriez pas mettre le son trop fort. L’équilibre est donc si incertain, tactile et absolument fragile, qu’il existe un danger de faire pencher la balance de la mortalité en pleine vue.

Nous entrons dans le travail à travers l’aspect illusoire de deux hommes assis sur le bord d’un bain turc. 
Un espace rectangulaire, l’un des hommes est nu, l’autre est habillé en veste de sport. L’un regarde en hésitant vers l’avenir, l’autre est en train d’attendre de mauvais augure dans le présent. Ils ont défini le scénario d’un théâtre sombre qui est à venir ; une impulsion vasculaire génère à travers le travail, qui explore en trébuchant les aspects de la vie qui ne sont pas sûrs du tout. C’est peut-être cette douce impulsion qui sépare ce travail de l’art. 
Beaucoup parmi les compositions sont artificielles et exquisément devinées, mais ici il ne s’agit pas de l’art. L’art dans sa tendance à banaliser la promiscuité ne demeurera pas forcément à la frontière de la chaleur ou de la possible fin. Ici rien ne disparaît ; c’est directement face à vous sans toutefois être frontal. Cela s’étend et vous autorise à être séduit par des messages qui n’ont pas vocation à être compris.

Larry Fink

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